Porter plainte :

un geste constructif pour mettre
en lumière une situation problématique

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Histoire de cas – Empathie et communication

Mélodie a 16 ans et elle habite en centre jeunesse. Elle est libre de se rendre à l’école et de travailler. Pendant ses activités à l’extérieur du centre, elle subit une agression sexuelle. La première personne à qui elle trouve le courage de se confier est une intervenante du centre. Cette dernière encourage Mélodie à se rendre à l’hôpital pour faire une trousse médico-légale, mais ne lui explique pas les étapes que cela implique. Elle préfère que ce soit le personnel de l’hôpital qui s’en charge. L’intervenante contacte également la police, avec qui Mélodie se rend à l’hôpital.

Mélodie est très anxieuse face à cette épreuve, qui s’ajoute à l’agression qu’elle a vécue. À son arrivée, on la place dans une salle où elle est seule. Mélodie reste seule dans cette salle sans que personne ne lui parle ou ne l’informe de quoi que ce soit durant plusieurs heures. Elle apprendra seulement plus tard que son attente était liée au développement de l’enquête policière.

Lorsqu’une infirmière vient finalement la chercher, les étapes qu’implique la trousse médico-légale lui sont expliquées en gros. Personne ne prend le temps de valider son état psychologique. On semble tenir pour acquis que si elle est là, c’est qu’elle est au courant et d’accord avec le processus. Mélodie n’avait toutefois pas compris à quel point il s’agit d’une procédure invasive. Elle a le sentiment de ne pas pouvoir arrêter le processus, de retirer son contentement et elle est terrifiée. Mélodie est visiblement émotive, mais l’infirmière ne réagit pas à son trouble.

Au final, Mélodie est tellement secouée par tout ce qu’elle a vécu qu’elle décide de laisser tomber le processus de plainte à la police. Quelques mois plus tard, elle discute de ce qu’elle a vécu avec une sexologue qui travaille au CPIVAS. En plus de l’accompagner dans sa guérison, elle informe Mélodie du fait qu’elle a le droit de porter plainte, car elle a vécu une situation très difficile et a eu des impacts importants sur elle et sur le processus de dénonciation.

En appelant au CAAP – Laval, une conseillère informe Mélodie que le manque de communication et d’empathie qu'elle a vécu sont des raisons recevables de porter plainte et qu’elle peut être accompagnée dans le processus.

Merci à l'organisme CPIVAS qui a discuté avec nous et nous a permis d'écrire cette histoire de cas.

Si vous avez subi une agression, il est possible de s'adresser à la police.

Il est aussi possible d'appeler la ligne ressource pour les personnes victimes d'agression sexuelle : 1-888-933-9007

Pour contacter le CPIVAS ou en apprendre plus sur l'organisme :

https://cpivas.com/
(450) 669-9053
demandeaide@cpivas.com

useful links

Prévention suicide:

Ligne d’intervention auprès des personnes suicidaires ou de leurs proches.

SOS Violence conjugale: 1 800 363-9010

Service d’accueil, d’évaluation, d’information, de sensibilisation, de soutien et de référence aux victimes de violence conjugale et leurs proches.

Commission d’accès à l’information du Québec : 1 888 528-7741

Les demandes d’accès au dossier médical ne font pas partie du mandat du CAAP – Laval.

Commission des droits de la personne: 1 800 361-6477

Si vous êtes victime d’exploitation ou si vous croyez qu’un proche en subit.

Le Barreau du Québec

Ligne agression sexuelle: 1 888 933-9007

Ligne d’écoute, d’information et de référence destinée aux victimes d’agression sexuelle et leurs proches.

DIRA Laval: 450 681-8813

Service d’accueil et d’accompagnement pour les personnes de 50 ans et plus victimes d’abus, de violence ou de négligence.

Ligne Aide Abus Aînés: 1 888 489-2287

Ligne d’aide destinée aux aînés qui subissent des abus ou à leurs proches.

Ministère de la Justice

Éducaloi