Porter plainte :

un geste constructif pour mettre
en lumière une situation problématique

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Histoire de cas – Écoute et respect

Caroline et Mathieu sont les parents d’un enfant de 10 mois qui a fait plusieurs infections respiratoires. Ces infections ont nécessité plusieurs hospitalisations, ce qui les inquiète, naturellement.

Lors de la rencontre de suivi avec la pédiatre, cette dernière demande que le bambin passe un test pour la fibrose kystique à l’hôpital Sainte-Justine. Elle remet la requête à Caroline, qui est sous le choc. Elle devient blanche et n’arrive pas à parler. Mathieu, de son côté, dit qu’il ne comprend pas trop en prenant la main de Caroline. La pédiatre répond à Mathieu en lui donnant les indications pour prendre le rendez-vous. Comme Caroline et Mathieu ne donnent aucun signe qu’ils sont sur leur départ, la pédiatre leur fait comprendre qu’ils doivent quitter, car d’autres familles attendent. Ils quittent sans avoir posé de questions.

L’attente pour passer le test est de trois mois. Durant cette période, Caroline et Mathieu sont plus inquiets que jamais pour leur bébé. La fibrose kystique est une maladie sérieuse avec un grand impact sur l’espérance de vie. Leurs recherches sur internet ne les rassurent pas vraiment.

Lorsque la pédiatre les convoque pour dévoiler les résultats du test, ils sont soulagés d’apprendre que leur bébé n’a pas la fibrose kystique. Cependant, ils sont surpris d’entendre le médecin commenter « que c’était évident ». Ils questionnent la pédiatre et apprennent que le test fait partie d’un protocole et qu’il est automatiquement prescrit lorsqu’un bébé est hospitalisé un certain nombre de fois pour des problèmes respiratoires. Comme leur enfant ne démontrait aucun autre symptôme associé à la maladie, elle n’a jamais cru que la fibrose kystique était en cause.

Caroline et Mathieu sortent du bureau du médecin, partagés entre le soulagement et la colère. De nombreuses inquiétudes auraient pu être évitées si la pédiatre avait perçu leur détresse lorsqu’elle avait prescrit le test. Le simple fait de leur demander comment il prenait la nouvelle ou s’ils avaient des questions auraient pu permettre à Caroline et Mathieu de lui faire part de leurs inquiétudes. Ils décident donc d’appeler au CAAP – Laval.
Une conseillère leur explique que le manque d’écoute et de respect peut être un objet de plainte recevable. Il s’agit d’un élément essentiel à la création du lien de confiance entre les professionnels de la santé et les usagers et assure que les informations données sont bien comprises.

L’insatisfaction de Caroline et Mathieu devient donc une bonne raison de le faire savoir.

useful links

Prévention suicide:

Ligne d’intervention auprès des personnes suicidaires ou de leurs proches.

SOS Violence conjugale: 1 800 363-9010

Service d’accueil, d’évaluation, d’information, de sensibilisation, de soutien et de référence aux victimes de violence conjugale et leurs proches.

Commission d’accès à l’information du Québec : 1 888 528-7741

Les demandes d’accès au dossier médical ne font pas partie du mandat du CAAP – Laval.

Commission des droits de la personne: 1 800 361-6477

Si vous êtes victime d’exploitation ou si vous croyez qu’un proche en subit.

Le Barreau du Québec

Ligne agression sexuelle: 1 888 933-9007

Ligne d’écoute, d’information et de référence destinée aux victimes d’agression sexuelle et leurs proches.

DIRA Laval: 450 681-8813

Service d’accueil et d’accompagnement pour les personnes de 50 ans et plus victimes d’abus, de violence ou de négligence.

Ligne Aide Abus Aînés: 1 888 489-2287

Ligne d’aide destinée aux aînés qui subissent des abus ou à leurs proches.

Ministère de la Justice

Éducaloi